Cancer du cerveau
Les tumeurs primitives du système nerveux central sont rares, 2% environ de l’ensemble des cancers, et sont moins fréquentes que les tumeurs secondaires ou métastases que l’on rencontre dans l’évolution de 24% des patients porteurs de cancer.Elles ont une incidence globale d'environ 15/100 000 habitants/an en Europe.Elles intéressent le cerveau, les méninges dans 75% des cas, la selle turcique 9,1%, les ventricules 1,6%, la glande pinéale 0,5% et la fosse postérieure 1,4%.L’âge moyen d’apparition est de 57 ans mais la distribution…
Plusieurs registres français régionaux mais également un observatoire en France complètent avec celui des États-Unis (CBTRUS) les informations sur cette pathologie dont l’incidence est en augmentation de 1 à 3%, surtout chez les personnes âgées. Les causes de ces tumeurs sont peu connues.Des facteurs de risque font l’objet d’études : s’il a été établi que les radiations ionisantes comme les traumatismes du crâne augmentent le risque de méningiomes quinze à vingt ans après, le rôle des champs magnétiques et électriques…
Il n’existe pas de dépistage dans le cancer du cerveau.Le dépistage est destiné à découvrir une tumeur avant qu’un signe clinique apparaisse. Malheureusement, le diagnostic ne se fait que lorsque les signes cliniques surviennent.
Imagerie Le scanner cérébral sans et avec injection de produit de contraste est souvent d’emblée demandé. L’analyse des images avec et sans produit de contraste permet parfois d’orienter vers une tumeur de haut grade, une métastase ou un méningiome, retrouve un saignement. Des calcifications intratumorales peuvent aider au diagnostic.L’ IRM encéphalique est l’examen de référence par sa meilleure sensibilité, une bonne visibilité de la fosse postérieure et la possibilité d’obtenir des images en 3D. La présence d’un isosignal, d’un hypo…
La tumeur cérébrale est révélée le plus souvent par des signes neurologiques d’apparition brutale, maux de tête (ou céphalées), crise d’épilepsie, déficit moteur ou sensitif, atteinte d’un nerf crânien, troubles de l’équilibre, perte de connaissance mais parfois sur une évolution lente avec des troubles du comportement, de la mémoire, de la concentration ou des perturbations d’origine endocrinienne.L’association céphalées, vomissements et œdème papillaire au fond d’œil constitue le syndrome d’hypertension intracrânienne signant la compression du cerveau, cela signifie qu'il y a…
Par voie générale, en première ligne, les nitrosourées (BCNU, CCNU, Fotemustine) ou les dérivés (PCV= association de procarbazine, vincristine et CCNU) sont les plus fréquemment employés.En cas d’échec, en seconde ligne, ou en cas de récidive, les sels de platine, un alkylant, le témozolomide, seul ou en association, permettent des réponses objectives.Par voie locale, dans le lit opératoire, des pastilles biodégradables de BICNU peuvent être déposées.Dans le cas des lymphomes cérébraux, des injections intrathécales par voie lombaire ou intraventriculaire avec…
Le choix de la technique chirurgicale dépend de facteurs liés au patient et à ceux liés à la tumeur.L’âge du patient, son état général et neurologique, les traitements déjà réalisés permettent, avec la taille de la tumeur et sa topographie, le retentissement sur le cerveau sain, sa vascularisation et sa nature histologique de proposer plusieurs attitudes :- Biopsie à ciel ouvert ou en conditions stéréotaxiques à l’aide d’un cadre de stéréotaxie quand l’exérèse chirurgicale n’est pas retenue (indication de RCP).-…
L’objectif thérapeutique en radiothérapie est d’inactiver les cellules tumorales tout en permettant aux tissus sains avoisinants de récupérer grâce à leur système de réparation.La particularité du cerveau est liée à sa fonctionnalité multiple : motrice, sensitive, émotionnelle, cognitive. Les zones anatomiques ne sont pas directement superposables aux fonctions, ce qui ne permet pas de dire avec précision et certitude quels seront les effets à long terme.La radiothérapie externe réalisée sur des accélérateurs produisant des photons est un traitement quotidien durant…
Après traitement de votre cancer, il est nécessaire d’effectuer une surveillance afin de diagnostiquer précocement une rechute ou une récidive.   Cette surveillance se fait par l’examen clinique et des examens d’imagerie et elle permet d’adopter une stratégie thérapeutique adaptée au stade précoce de rechute ou de récidive afin de traiter une maladie plus localisée. Les cancers du cerveau sont surveillés particulièrement après le traitement par chirurgie et radiothérapie :  - Pendant le traitement de radiothérapie, votre cancérologue radiothérapeute va…
La recherche développe de nouveaux médicaments qui permettent d’améliorer le traitement standard. Ce traitement est la chirurgie suivie d’une radiothérapie associée à du témozolomide en perfusion. Certaines molécules comme le cilengitide sont en cours d’évaluation et sont ajoutées au traitement standard. De plus, certaines tumeurs présentent des caractéristiques qui les empêchent de bien répondre au témozolomide. Des marqueurs de réponse sont en cours de recherche afin de développer des traitements à la carte.

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