Cancer de l'estomac
Le cancer de l’estomac  se situe au cinquième rang des cancers en France et au deuxième rang des cancers digestifs avec environ 9 000 nouveaux cas par an. Dans la grande majorité des cas, il s'agit d'un adénocarcinome, développé aux dépens des glandes de la muqueuse gastrique, il peut parfois compliquer un ulcère de l'estomac. Encore très fréquent dans le monde (870 000 nouveaux cas et 650 000 décès par an), son incidence diminue, notamment en France et dans la…
Des facteurs de risque du cancer de l'estomac ont été mis en évidence :- L'alimentation a certainement un rôle majeur : une consommation excessive de viandes, de poissons fumés ou de sel augmenterait le risque de cancer gastrique. Un apport insuffisant en fruits et légumes frais constitue également un facteur de risque.- Le tabac est un facteur favorisant de nombreux cancers, dont celui de l'estomac.- L'infection par une bactérie, l'helicobacter pylori : la gastrite atrophique, inflammation chronique de l'estomac, induite…
Le dépistage peut être réalisé par une gastroscopie avec biopsies si nécessaire, ce qui est fait au Japon où le cancer de l’estomac est beaucoup plus fréquent, mais il est coûteux et ses résultats sont controversés. Cet examen n’est pas applicable en Europe et aucun programme de dépistage organisé de ce cancer n'est envisagé en France.
L'endoscopie digestive haute (gastroscopie) avec biopsies (prélèvements) multiples est indispensable pour le diagnostic positif, elle permet de préciser la taille de la tumeur et sa localisation, de commencer à envisager le type de traitement. En cas d'ulcère gastrique, un contrôle endoscopique avec biopsies multiples est impératif à 6-8 semaines. Le bilan d'extension comprend un scanner thoraco-abdomino-pelvien utile pour le bilan de résécabilité et la recherche de métastases hépatiques et pulmonaires ainsi que pour le centrage d’une radiothérapie postopératoire, un bilan…
Le cancer de l'estomac est très souvent asymptomatique au début et lorsque les symptômes apparaissent, ceux-ci ne sont pas spécifiques. Ce qui explique que 80 % des cancers sont diagnostiqués à un stade avancé. Les symptômes sont essentiellement : douleur épigastrique (au creux de l’estomac), altération de l'état général, fatigue, amaigrissement, anorexie, nausées, vomissements, dysphagie (sensation de blocage alimentaire), phlébite des membres inférieurs, anémie, fièvre, présence d'un ganglion sus-claviculaire…
La chimiothérapie péri-opératoire (c'est-à-dire encadrant la chirurgie : avant et après) des formes résécables (que l'on peut enlever par chirurgie) est une référence depuis la publication de l’essai MAGIC en 2006 : elle améliore la survie sans maladie et la survie globale sans surmorbidité (augmentation de pathologies annexes). La chimiothérapie néo-adjuvante (c’est-à-dire dans le but de réduire le volume de la tumeur avant d’envisager une chirurgie) pour les formes localement évoluées, non résécables initialement, n’est pas validée par la littérature…
La chirurgie est le seul traitement curatif, son objectif est d'enlever toute la tumeur. L'exérèse est plus ou moins étendue selon les cas, allant de l'exérèse locale en endoscopie pour les tumeurs superficielles, à la gastrectomie des 4/5e pour les tumeurs de l'antre, à la gastrectomie totale pour les cancers proximaux. La gastrectomie totale est nécessaire pour les cancers de la partie supérieure de l’estomac et du cardia (jonction œsophage-estomac).L’extension de l’exérèse à la rate, au pancréas voire au côlon,…
Gastro Intestinal Stromal Tumors ou Tumeurs stromales gastro-intestinales en francais.Ces tumeurs représentent le premier modèle de cancérogénèse directement en relation avec une mutation causale.Cette mutation atteint spécifiquement un des récepteurs transmembranaires à tyrosine kinase, (c-kit ou PDG-FRA), entraînant :- une croissance tumorale soutenue- une inhibition de la mort des cellules anormales (apoptose) - une activation de l’angiogénèse ou néoformation des vaisseaux. Le blocage du récepteur par un inhibiteur spécifique de tyrosine kinase va permettre dans la majorité des cas le…
La radiothérapie seule, pré (avant), per (pendant) ou post ( après) l'opératoire est inefficace. La radiothérapie associée à la chimiothérapie en adjuvant s’est révélée efficace dans une étude de phase III qui en terme de survie sans récidive et survie globale pour des malades dont la tumeur classée T3 ou T4 (T3 = extension à la séreuse, T4= extension aux organes adjacents (rate, côlon transverse, foie, diaphragme, pancréas, paroi abdominale, surrénale, rein, intestin grêle ou rétropéritoine) et dont 85% avaient…
Grâce aux techniques d'analyse moléculaire, il existe une possibilité dans un futur proche de réaliser de véritables « cartes génétiques » de la tumeur de chaque individu, et ainsi permettre une adaptation et une personnalisation du traitement. Le développement de thérapies moléculaires ciblées devrait permettre d'améliorer l'efficacité et la tolérance des traitements. L'association de molécules anti-VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) destinées à lutter contre la néo-angiogénèse tumorale (formation de vaisseaux sanguins pour nourrir la tumeur) et anti-EGF (Epidermal Growth Factor)…
Le suivi est fonction du traitement qui a été réalisé et ne sera bien sûr pas le même en cas de chirurgie ou de chimiothérapie. Les rythmes de consultations et d’examens spécialisés sont adaptés à chaque patient et aux signes cliniques : consultations régulières avec examen clinique comportant la recherche de signes de récidive potentielle et de signes de dénutrition qui peuvent imposer un avis spécialisé, bilan biologique, échographie abdominale et radio du thorax ou éventuellement un scanner thoraco-abdominal.Après traitement…

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