Cancer de la sphère ORL
Le cancer ORL désigne un cancer localisé au niveau de la tête ou du cou.Sous la dénomination tête et cou ont été regroupées les localisations correspondant aux voies aérodigestives supérieures suivantes :- Cavité buccale- Oropharynx (partie du pharynx située derrière la bouche)- Nasopharynx (partie du pharynx située en arrière des fosses nasales)- Hypopharynx (situé en bas en arrière du larynx)La grande majorité des cancers de la tête et du cou sont des carcinomes épidermoïdes (94 %).Ce regroupement permet de s’affranchir…
90% des cancers ORL sont liés au tabac et à l’alcool.Ce dernier augmente les effets nocifs du tabac car il facilite la dissolution et la pénétration de ses nombreuses substances cancérigènes dans les muqueuses. Le risque est proportionnel à l’importance et à la durée de consommation.D’autres facteurs de risque ont été identifiés :- Lésions chroniques des muqueuses buccales : lichen, leucoplasie...- Exposition professionnelle à des cancérigènes : poussière de bois (le cancer des sinus est reconnu comme maladie professionnelle chez…
Il n’existe pas à l'heure actuelle d’examen de dépistage des cancers des voies aérodigestives supérieures.
L’examen visuel est l’examen de référence. En effet s’il suspecte une tumeur, le médecin spécialiste proposera toujours un bilan endoscopique complet sous anesthésie générale. L’endoscopie est un examen direct des voies aériennes et digestives à l’aide d’instruments spéciaux. Elle comprend l’examen de la muqueuse de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, de la trachée et des bronches. Elle permet de délimiter l’étendue de la tumeur et de détecter d’autres lésions suspectes, afin de les analyser. Une biopsie…
Ils sont nombreux et dépendent de la localisation du cancer. La survenue de l’un ou plusieurs d’entre eux doit amener à consulter sans tarder son médecin traitant, ce d’autant plus s’ils n’ont pas disparu après quinze jours. En effet, les cancers ORL sont presques tous indolores dans leur forme débutante, si bien que réagir vite permet une détection précoce qui garantit bien souvent un traitement efficace et non mutilant. Voici quelques symptômes qui peuvent alarmer :- Une plaie de la…
Elle peut être utilisée avant la chirurgie et/ou la radiothérapie afin de tenter d’éviter une chirurgie mutilante (protocole de préservation laryngée) ou pour permettre de réduire la taille tumorale pour une chirurgie secondaire. Dans ce cas, il conviendra de placer une chambre implantable pour permettre de passer les perfusions sans solliciter les veines du bras qui seraient fragilisées. Beaucoup de progrès ont été accomplis et les produits de chimiothérapie dont on dispose sont de plus en plus efficaces.Nous utilisons par…
Elle s’adresse en général aux tumeurs bien limitées et est fréquemment utilisée.Outre l’ablation de la tumeur et des tissus environnants, le chirurgien enlève également les ganglions concernés.La chirurgie a accompli d’énormes progrès et permet souvent aujourd’hui de réaliser en une seule intervention l’ablation de la tumeur et le remplacement des tissus retirés par des tissus prélevés dans le voisinage ou plus à distance (lambeaux).Le chirurgien est parfois obligé de pratiquer l’ablation d’un organe important dans la vie relationnelle (cordes vocales,…
Elle peut suivre la chirurgie et débute alors un mois après l’intervention. Les techniques les plus récentes (telle la radiothérapie conformationelle avec modulation d’intensité) permettent de préserver au maximum les tissus sains. L’association radiothérapie et chimiothérapie est régulièrement utilisée après la chirurgie. Mais elle peut aussi permettre dans certains cas d’éviter d’avoir recours à une chirurgie mutilante ou encore de rendre opérable une tumeur qui ne l’était pas.La radiothérapie s’accompagne toujours d’effets secondaires plus ou moins importants selon les organes…
La surveillance cherchera à détecter précocement d’éventuelles rechutes loco-régionale, d’une atteinte à distance, ou de l’éventuelle apparition d’un deuxième cancer mais aussi à traiter d’éventuelles séquelles des traitements.Elle consistera en des consultations régulières avec un examen clinique : général et ORL tous les 2 à 3 mois les 3 premières années puis 2 fois par an les quatrième et cinquième années, puis une visite annuelle est suffisante. Il s’y associera également un contrôle radiologique et notamment scannographique mais plus espacés…
Depuis quelques années, de nouvelles molécules de chimiothérapie sont utilisées. Il s’agit notamment du Taxotère, produit dérivé de l’if, qui en association avec deux autres molécules (5-fluorouracile et le cisplatine) permet notamment d’obtenir des préservations laryngées lorsque ce traitement est utilisé en induction. Il permet également de prolonger la survie.Des travaux de grandes ampleurs sont effectués sur les thérapies ciblées. Ce sont des molécules qui agissent non pas en détruisant les cellules tumorales mais en empêchant leur croissance.



