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Mardi, 15 Juin 2010

En quoi consiste la coloscopie, la rectoscopie ?

Il s’agit d’un examen qui sert à :
- visualiser les parois internes du colon (coloscopie) ou du rectum (rectoscopie)
- faire des prélèvements
- effectuer l’ablation d’un ou plusieurs polypes.

Indications :
- La coloscopie est réalisée dans les suites d’un dépistage positif du cancer colorectal, ou chez des personnes à risque élevé de cancer colorectal (antécédents familiaux), ou devant l’apparition de signes d’appel (troubles digestifs, saignements).
- La rectoscopie est systématiquement réalisée lorsque le médecin a décelé une anomalie lors du toucher rectal. Cet examen est également proposé pour la recherche de lésions, de tumeurs, d’obstacles ou de pathologies hémorroïdaires.

Réalisation :
- La coloscopie est un examen sous anesthésie générale. Au préalable il faut donc consulter un médecin anesthésiste réanimateur, réaliser des examens complémentaires (radiographie des poumons, électrocardiogramme, bilan sanguin…) si nécessaire.
Une préparation colique est indispensable : un régime sans résidu est préconisé dans les deux jours précédant l’examen, ainsi que l’absorption d’une solution permettant de vider le colon.
- La rectoscopie se fait sans préparation particulière, le patient entre dans la salle d’examen où il est allongé sur une table. Le médecin insère délicatement un tube souple dans le rectum. Le tube (appelé endoscope) contient un faisceau de fibres qui conduisent les rayons lumineux et permettent au médecin de regarder l’intérieur du rectum.

Avant et après chaque utilisation, le matériel utilisé est désinfecté selon des protocoles stricts garants de l’absence de risque.
L’examen dure en moyenne cinq à dix minutes. Bien que cet examen soit le plus souvent indolore, il peut être désagréable, voire un peu douloureux ou source de gêne pour certains patients.
Après l’examen, le patient retourne chez lui sans surveillance particulière.

Compte tenu de la possibilité de biopsie, l’aspirine est contre-indiquée dans les dix jours précédant l’examen. Aussi, il faut prévenir l’équipe médicale lorsqu’on prend un traitement anticoagulant.

L’endoscope (tube souple muni d’un système optique et de pinces) est introduit par l’anus, et progresse doucement dans le colon. On visualise ainsi les parois du colon, si un polype est repéré, on peut réaliser l’exérèse de celui-ci pour en connaître la nature exacte. En cas de tumeur, la coloscopie permet de préciser l’aspect macroscopique et la localisation exacte, le caractère sténosant ou infiltrant, l’extension. Elle permet également de réaliser des biopsies.

Complications : elles sont rares. Il s’agit de la perforation, de l’infection ou de l’hémorragie lors de la réalisation de biopsies.

Le risque anesthésique est également présent.
La surveillance est nécessaire deux à trois heures après la fin de l’examen, il est possible de rentrer chez soi accompagné le jour même.
La coloscopie virtuelle est une technique récente encore à l’étude.
Il s’agit d’un examen non invasif, qui visualise l’intérieur du colon grâce à un scanner. Cela nécessite la même préparation que la coloscopie classique, à part l’anesthésie générale.
Cependant, elle ne permet pas de réaliser de prélèvements. Si cet examen met en évidence des polypes ou une tumeur, il sera nécessaire de réaliser une coloscopie classique pour biopsie.

Dernière modification le Samedi, 11 Décembre 2010
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